
Il m'arrive de vouloir fuir ma peine
Et observer les petites lumières qui viennent
Et émanent des fenêtres lointaines
Se trouvant à plusieurs lieues de la mienne.
Il m'arrive que je me contente
De contempler ces lumières clignotantes
Pour imaginer des situations différentes
Et en faire de beaux contes.
Il m'arrive d'imaginer le monde sans haine
De souhaiter que ces lumières deviennent
Pour tous les coeurs une source d'espoir qui y règne
Et qui coule dans toutes les veines.
Il m'arrive que ces lumières me hantent
Au point de devenir hésitante
Entre accueillir l'aube pour lequel j'étais en attente
Ou souhaiter que son arrivée devienne plus lente.
Il m'arrive de voir ensuite ces lumières à peine,
Et juste après, une extinction soudaine
Se passe et emmène
Très loin, ma tristesse et ma peine.
Il m'arrive de retrouver une joie latente
Grâce à ces lumières rayonnantes
Qui reflètent l'espoir qu'elles s'apparentent
Et qui me laissent dire que je suis toujours vivante...